24 Heures

09.04.2008

Prévisions conjoncturelles en Suisse

Le ralentissement de la conjoncture économique suisse semble se confirmer pour le deuxième trimestre, selon le Créa. La Suisse romande, grâce surtout aux cantons de Vaud, du Valais et de Fribourg, est toutefois un peu moins touchée.

Le baromètre conjoncturel suisse, qui affichait une légère reprise au premier trimestre 2008 avec un indice de 102,8, a baissé à 102,6 pour le deuxième trimestre, reflétant les effets de la crise des subprimes et des marchés financiers sur l'économie suisse, a indiqué lundi le Créa, l'institut de macroéconomie appliquée de l'Université de Lausanne.

Tous les indicateurs de l'industrie, de la construction et de l'économie extérieure - climat des affaires aux Etats-Unis et dans l'Union européenne - et intérieure confirment cette dépression de l'économie, note le Créa.

Le Swiss Market Index (SMI), l'indice des valeurs vedettes de la bourse suisse, continue aussi à baisser, ce qui n'est pas surprenant compte tenu de l'affolement des bourses en général. Les marchés financiers se détériorent, déprimant les investisseurs suisses.

Seul le marché du travail montre un visage plus souriant. Mais l'emploi étant connu comme étant le dernier marché à chuter lors de crises économiques, ce calme sur le marché de l'emploi est probablement le calme avant la tempête, estime l'institut.

De son côté, l'économie romande semble un peu moins touchée par la crise des marchés financiers. Elle voit son indicateur remonter très légèrement de 101,8 à 101,9. La remontée des cantons de Vaud (102,2 contre 102,1) et du Valais (100,5/99,3) et l'économie florissante du canton de Fribourg (103,6/102,6) contribuent à cette embellie.

Les cantons de Genève et de Neuchâtel affichent en revanche des valeurs à la baisse, passant respectivement de 101,9 à 101,4 et de 102,7 à 102,4. Les autres cantons semblent suivre le cycle conjoncturel et seraient aussi sur la pente descendante.

Le Créa renonce à la publication de résultats conjoncturels pour le canton du Jura parce que certaines données jurassiennes ne sont plus produites, précise l'institut lausannois.

(ats)