24 Heures

18.06.2008

Nestlé confiant dans l'avenir proche et plus lointain

Nestlé est toujours sur la bonne voie et il a confirmé, lundi et mardi lors de journées des investisseurs à Vevey, ses objectifs à long terme, une fois de plus. Le nouveau CEO Paul Bulcke a souligné que le groupe applique la bonne stratégie pour devenir leader des secteurs Nutrition, Santé et Bien-être. Son optimisme pour la marche des affaires vaut pour le long terme, comme pour le cour terme (2008).

M. Bulcke a encore une fois confirmé que la croissance organique sera, cette année, nettement supérieure à l'objectif pluriannuel. Ella a été de 9,8% au 1er trimestre et devrait se situer autour du niveau atteint en 2007 (7,4%) sur l'ensemble de l'année. Selon le CEO, les marchés est-européens, français, allemand, latino-américain, africain et asiatique (Chine surtout) évoluent bien.

Les propos du CEO ont été bien accueillis par les analystes. Patrik Schwendimann, de la BC Zurich, a parlé de confiance débordante. Il s'attend à ce que Nestlé affiche une croissance de près de 30% dans le secteur Food d'ici 2015. Il est impressionné par le fait que le géant de Vevey a, depuis 1997, réduit ses frais opérationnels de 11 mrd CHF ou 10% du chiffre d'affaires et diminué le nombre des fabriques à 480 de 495, malgré une augmentation de chiffre d'affaires de près de 50%. Elément positif aussi, selon l'analyste: Nestlé ne se satisfait pas de l'acquis, mais voit encore du potentiel.

Les spécialistes estiment par ailleurs que l'augmentation des prix des matières premières ne devrait pas poser de problèmes pour Nestlé. Le groupe s'attend lui-même à une stabilisation au second semestre. Le mix des produits permettra de plus que compenser les effets des hausses de prix en 2008 et Nestlé devrait être en mesure d'afficher une amélioration de marge de 30 points de base, selon Claudia Lenz, de Vontobel. Les analystes de Lehman Brothers abondent dans le même sens.

Toutes ces informations positives n'ont pas vraiment eu d'effet sur le cours de l'action. Lundi, le titre Nestlé a fini en baisse de 0,9%. Mardi après-midi, il gagnait un peu de terrain à 497,25 CHF. Depuis le début de l'année, l'action Nestlé a perdu environ 4%, ce qui est mieux que les 14% du SMI. De nombreux analystes attestent un potentiel pour l'action: la recommandation de Vontobel est à "Buy" avec objectif de cours à 580 CHF, celle de la BC Zurich à "Surpondérer", tout comme celle de Lehman Brothers (objectif 615 CHF). UBS est un peu moins enthousiaste avec une recommandation "Neutral" et un objectif de cours à 510 CHF.

17.06.2008

BPES Espirito Santo à Lausanne - bénéfice net

La banque privée Espirito Santo (BPES), à Lausanne, a réalisé un résultat record en 2007. Son bénéfice net s'est élevé à 13,7 millions de francs, en hausse de 20,1% par rapport à 2006.

Ce succès tient principalement à l'augmentation de 11% du résultat des opérations de commissions et de prestations de service. Il s'est élevé à 49,1 millions de francs sous l'impulsion de l'augmentation des avoirs sous gestion, a annoncé la BPES lundi dans un communiqué.

Le résultat des opérations d'intérêts s'est élevé à 9,05 millions contre 5,75 millions en 2006. Cette croissance de plus de 57 % a été soutenue notamment par l'augmentation du volume des crédits ainsi que par la hausse de la marge d'intérêts.

Les effectifs du personnel on progressé pour atteindre 146 personnes à fin 2007. La BPES a ouvert début janvier 2008 une succursale au Portugal, comptant 11 employés. En automne, elle transférera son siège de Lausanne à Pully.

La Banque Privée Espirito Santo a fêté ses trente ans d'activités en Suisse l'année dernière. En 1999, elle a acquis le statut de banque de droit suisse. Spécialiste en gestion de fortune, elle gère plus de 10 milliards de fonds et emploie quelque 130 collaborateurs.

10.06.2008

Le Nikkei plie sous le poids des valeurs de l’immobilier

La Bourse de Tokyo termine à nouveau en baisse, les craintes concernant l’inflation pesant sur le secteur de l’immobilier, contrebalançant ainsi l’effet positif de la progression du dollar sur les grands exportateurs. Softbank se distingue après avoir annoncé qu’il commercialisera l’iPhone d’Apple à compter du mois prochain.
Du côté des statistiques, les commandes de machines ont augmenté de 5,5% sur un mois en avril et de 0,5% sur un an. Ce chiffre, considéré comme un bon indicateur des investissements des entreprises, ne prend pas en compte les secteurs des semi-conducteurs et des centrales électriques.
Le Nikkei 225 perd 1,13% à 14.021,17 points et le Topix 1,03% à 1.383,20 points.


Les craintes concernant l’impact de la hausse des prix des matières premières énergétiques et agricoles sur l’inflation pèsent sur le secteur de la promotion immobilière. Mitsui Fudosan recule de 2,46% à 2.380 yens, Mitsubishi Estate de 1,71% à 2.585 et Sumitomo Realty & Development de 4,30% à 2.335 yens.

Les valeurs financières poursuivent leur repli dans le sillage de leurs homologues américaines après l’annonce par Lehman Brothers d’une forte perte au deuxième trimestre. Mitsubishi UFJ Financial cède 1,84% à 1.066 yens et Mizuho Financial Group 1,25% à 553.000.

Enfin, Softbank progresse de 1,08% à 1.877 yens. Le troisième opérateur de téléphonie mobile de l’Archipel a annoncé qu’il allait vendre le nouvel iPhone d’Apple à compter du 11 juillet. Les analystes estiment que l’accord passé avec Apple devrait permettre à Softbank de conforter la notoriété de sa marque après des gains de parts de marché face à ses rivaux depuis un an.

06.06.2008

Suisse : faible croissance, inflation revue à la baisse

La semaine écoulée a permis de mesurer concrètement l'impact du ralentissement conjoncturel évoqué depuis des mois en Suisse. Le produit intérieur brut (PIB) a stagné au 1er trimestre (avec un +0,3%) et l'OCDE a revu à la baisse ses prévisions. Sans oublier l'inflation.

L'atterrissage se révèle ardu pour une économie helvétique qui sort de deux années quasi euphoriques avec des taux de croissance de 3,2% en 2006 et de 3,1% en 2007. Et le coup de frein subi entre janvier et mars de cette année, puissant mais pas catastrophique selon les observateurs, laisse présager de prochains mois difficiles.

L'économie mondiale, en particulier les Etats-Unis et la zone euro, est confrontée au double impact de la persistance de la crise sur les marchés financiers et de la flambée des prix du pétrole. Dans ce contexte, la Suisse doit composer, momentanément du moins, avec une contraction de ses exportations de biens et services.

Le secteur financier, qui représente un dixième de l'économie du pays, est à la peine aussi après les déboires des grandes banques, l'UBS avant tout, face aux ravages de la crise du crédit immobilier américain. Sa contribution au PIB a reculé de 2,1% au premier trimestre (par rapport au précédent), une première en cinq ans.

En plus du ralentissement conjoncturel, la Suisse doit encore affronter un niveau d'inflation plus jamais atteint depuis près de quinze ans. En mai, le taux de renchérissement exprimé en rythme annuel s'est fixé à 2,9%, sous l'effet de la poussée des prix des carburants automobiles et du mazout.

Les répercussions du doublement du prix du baril de pétrole en un an, au niveau record de 130 dollars, devraient commencer à peser sur le budget des ménages, du moins ceux qui possèdent les revenus les plus modestes. Le phénomène devrait se prolonger quelques mois avant que son impact statistique (effet de base) ne s'atténue.

Dans le sillage de ces mauvais indicateurs, l'Organisation de développement et coopération économiques (OCDE) est venue doucher les espoirs d'un redressement à court terme. Ses experts ont revu en nette baisse leurs prévisions de croissance du PIB helvétique pour 2009, la réduisant à +1,4% contre 2% il y a six mois.

La Suisse n'est pas seule à vivre un ralentissement économique. L'OCDE part du principe que le phénomène va se généraliser. Selon elle, le gros de la crise du crédit est probablement passé, mais ses conséquences "se feront ressentir pendant encore longtemps" et "de nouvelles perturbations ne peuvent être exclues".

C'est dans ce contexte que la Banque nationale suisse livrera dans deux semaines sa prochaine appréciation. La BNS devrait maintenir sa politique inchangée, "au moins jusqu'en septembre", estiment les économistes dans leur majorité. L'inflation est certes bien présente, mais moins problématique que dans la zone euro.

Le vrai prix du secret bancaire en Suisse

Alors qu'une bonne partie de la presse suisse craint une déroute de son équipe de football dans le championnat d'Europe des nations qui débute ce week-end sur son territoire, « Le Temps » de Genève s'inquiète pour sa part de l'avenir du secret bancaire et de ses conséquences pour les banques suisses.

Déjà fragilisées par la crise du « subprime », les banques helvétiques pourraient en effet être pénalisées par « l'offensive fiscale » que mène Bruxelles à l'occasion de la renégociation de la directive épargne, et par l'évolution politique aux Etats-Unis où, « si Barack Obama est élu cet automne, un durcissement [de la législation] est déjà programmé ».

« Le Temps » rappelle que la législation en matière de secret bancaire est loin d'être neutre pour les banques, comme le montre une étude de trois économistes de l'université de Lausanne. A partir de l'évolution de la valorisation des banques suisses entre 1998 et 2002, « phase de tension entre la Suisse et l'Union européenne qui avait précédé la directive introduisant une taxe sur les intérêts de l'épargne », ils déduisent que le secret bancaire explique entre 8,3 % et 12,6 % de leur valorisation. Dès lors, toute remise en question de la législation constitue « un risque politique pour les banques de gestion », probablement sous-estimé aujourd'hui par les investisseurs.

Certes, les banques suisses ont depuis peu diversifié leurs activités ou modifié leurs méthodes en matière de gestion d'actifs, réduisant « le poids relatif de la gestion transfrontalière depuis la Suisse ». Le quotidien genevois nous apprend ainsi que les banques Julius Bär et Sarasin ont investi « fortement dans d'autres centres transfrontaliers [offshore], comme Singapour », afin de contourner une législation devenue plus restrictive.

Toutefois, « le plongeon des actions des banques du Liechtenstein cet hiver lors de l'affaire Zumwinkel » montre que toute attaque contre le secret bancaire n'est pas sans conséquence. A ce titre, les péripéties d'UBS aux Etats-Unis, où son statut de « qualified intermediary » pourrait être remis en cause, sont suivies de près par le Conseil fédéral.

05.06.2008

Secteur principal de la construction chiffres d'affaires en hausse, mais commandes en baisse

La perspective d'un ralentissement se confirme dans le secteur principal de la construction en Suisse. Les entrées de commandes ont reculé de 2% au premier trimestre 2008, même si les chiffres d'affaires affichaient simultanément encore une croissance de 8,7%.


Cette évolution favorable s'explique notamment par la douceur de l'hiver, a indiqué mercredi la Société suisse des entrepreneurs (SSE) dans sa dernière enquête trimestrielle. La hausse a davantage profité au génie civil (+15,7%), en raison du démarrage ou de la poursuite de très gros chantiers, qu'au bâtiment (+3,7%).

Au premier trimestre, les chiffres d'affaires cumulés des deux activités se sont élevés à 3,62 milliards de francs. Quant à elles, les entrées de commandes ont atteint 4,51 milliards et les réserves de travail un peu plus de 11 milliards (+1,2%).

Les gros projets d'infrastructure qui soutiennent le secteur ont ainsi pour noms transversales alpines ferroviaires (avec début des travaux NLFA pour les lots du Monte Ceneri au Tessin, d'Erstfeld et d'Amsteg à Uri), assainissement de l'autoroute A2 (entre Bâle et Lucerne) et construction de la gare "Löwenstrasse" à Zurich.

Le tableau apparaît surtout moins réjouissant pour les logements, même si la SSE parle de "stabilité à un haut niveau". Les chiffres d'affaires y ont stagné (+0,2%, après un bond de 20,8% au premier trimestre 2007). La perte de dynamisme est symbolisée au fil des mois par la contraction des entrées de commandes.

Au premier trimestre 2008, celles-ci ont ainsi reculé de 11,7% (après une diminution de 3,6% sur l'entier de 2007), soit de 190 millions de francs. Du coup, les réserves de travail à fin mars se sont réduites de 7,1% pour revenir à leur niveau de mars 2007, représentant encore un montant de 2,8 milliards.

En fait, la modeste progression dans le bâtiment résulte pour l'essentiel de la bonne tenue des investissements dans le domaine de l'artisanat et de l'industrie. A l'instar du premier trimestre 2007, les dépenses y ont augmenté de 15,7%. Les perspectives demeurent favorables à la faveur de bons carnets de commandes.

La croissance des chiffres d'affaires a rejailli sur l'emploi. A fin mars, le secteur occupait un effectif en hausse de 1,4% sur un an, soit 77 200 personnes en équivalent plein temps, dont 62 100 travaillaient sur un chantier (+1,4% aussi). Selon la SSE, nombre d'employés sont passés d'un statut temporaire à un statut fixe.

Le nombre des apprentis présente une augmentation supérieure, avec un gain de 2,9% à 4800 personnes. Le phénomène de croissance des effectifs ne devrait toutefois pas perdurer, eu égard au ralentissement de l'activité globale. L'organisation patronale entrevoit cependant davantage une stabilité qu'une contraction.

Sur l'ensemble de l'année en cours, la SSE estime que l'activité dans le bâtiment se révélera légèrement inférieure à celle de 2007. Pour le génie civil, les gros chantiers ne sauraient masquer une baisse des commandes (-8,2%) durant le premier trimestre 2008, phénomène qui devrait renforcer la guerre des prix entre les PME.

L'évocation du génie civil est aussi l'occasion pour les entrepreneurs de pousser un petit coup de gueule à destination de la Confédération. Dans leur communiqué, ils déplorent "les mandats adjugés à un rythme languissant à l'échelon régional pour la construction des routes nationales"

La Banque centrale européenne laisse son taux inchangé à 4%

La Banque centrale europ